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Publié le 29 septembre 2020

Portrait #17 – Fanny et Ghislain

Parce que nous ne pouvons pas fêter ensemble les 25 ans d’Art Sonic cette année, nous souhaitions vous présenter l’organisation du festival à travers le portrait de différents acteurs. Embarquez dans les coulisses et rencontrez au fil des jours ces inconnus du grand public sans qui le festival ne serait rien !

 

Fanny Garnier – Responsable de la team kiné

Ghislain Matéo – aka Perrin –  Étiopathe

 

Depuis quand es-tu sur le festival et quelles sont tes missions ?

Je n’avais même pas idée qu’il pouvait exister un stand kiné dans un festival.

Fanny : Je suis bénévole depuis 2018. C’est Alice, qui effectuait un stage en communication sur Art Sonic, qui m’a demandé si ça me disait de venir en tant que bénévole kiné sur le site. Évidemment j’ai pris ça à cœur ! Je venais quasiment tous les ans avant en tant que festivalière, et là découvrir le festival autrement ça m’a tout de suite branché, avec Alice sur place comme intermédiaire qui côtoyait tout le bureau, c’était bien plus facile. Je n’avais même pas idée qu’il pouvait exister un stand kiné dans un festival. Je devais trouver d’autres bénévoles kiné avec moi. J’ai eu facilement des collègues intéressés, la plupart venant d’autres régions et qui ne connaissaient pas le festival, mais qui on été ravis de le découvrir !  Il y avait avec nous aussi des étudiants de l’école d’Alençon et un étiopathe de Rennes. Je m’occupe aussi de trouver les fournitures, de l’huile, de la crème et du papier à mettre sur les tables, le reste étant géré par d’autres bénévoles. Notre tente est prête quand on arrive, on a même un petit coin fontaine à eau d’installé pour qu’on puisse se laver les mains, un coin de poubelles de tri pour nos déchets papier… Rien à dire, l’accueil est parfait sur Art Sonic !

Ça permet de lâcher en peu de temps la pression de l’organisation du festival

Très vite on doit s’organiser pour pouvoir tourner, afin de pouvoir profiter des concerts nous aussi. Nous avons de la place pour installer 4 tables dans un petit espace cloisonné. De l’autre coté de la cloison, des canapés et une table basse, là où bon nombre de bénévoles ou artistes viennent se poser pour attendre leur tour pour une petite session avec l’un de nous. Certains reviennent nous voir à plusieurs reprises dans le week-end d’ailleurs, c’est forcément un bon endroit pour faire connaissance. On passe minimum 1/4 d’heure à discuter/rigoler avec chacun pendant la session, souvent même avec les voisins de table qui se connaissent déjà depuis quelques années. Pour certains, ça permet de lâcher en peu de temps la pression de l’organisation du festival. Bref, l’ambiance y est détendue et conviviale, c’est le but ! 

Filer un coup de main à ce petit géant de l’Orne était parmi les meilleures idées que j’ai eues

Ghislain : Alors moi je suis passé par la porte pour revenir par la fenêtre et me faire un coin tranquille finalement ! J’étais jeune festivalier en 2013 et je cherchais un stage de fin d’études d’un DUT que je faisais à l’époque. Je crois que l’idée de pouvoir marier les deux, en plus de filer un coup de main à ce petit géant de l’Orne était parmi les meilleures idées que j’ai eues. Donc je suis passé dans le service communication de Xavier et j’ai découvert cette chambreuse et chaleureuse équipe. À partir de là, tout naturellement je suis revenu, à la banque, puis aux entrées. En parallèle, j’avais déjà découvert l’étiopathie et suivi ces longues et difficiles études. Maintenant c’est sous cette étiquette d’étiopathe que je me rends utile au festival et à tous ceux qui le composent, et ça c’est un grand plaisir.

 

As tu un souvenir particulier, un concert, une anecdote sur le festival ?

Mec t’es où ? On est prêt, on est sur scène là qu’est ce que tu fabriques ?!

Fanny : Les deux éditions que j’ai pu faire sont pleines d’excellents souvenirs, d’excellents concerts, d’excellentes rencontres.  Il y a une anecdote qui ressort quand même avec un danseur de Rilès (2018) venu pour préparer / échauffer un peu ses muscles avant la scène. Les autres danseurs étaient passés plus tôt. Il me dit « je vais sur scène d’ici une bonne heure, ça le fait ? »  Je réponds que évidemment c’est large, sachant que mamène Lorenzo, qui passait juste avant eux n’était pas encore sur scène… Je commence à m’occuper de lui, je me suis dit que j’avais le temps pour faire les choses bien (jambes / dos, etc). On prend le temps de discuter, il m’explique comment se passe leur tournée, l’expérience du tour bus…

Quand son téléphone, qui était par terre, sonne une première fois. « Oh c’est rien, ça attendra » qu’il me dit. Puis une deuxième fois, « bon je regarde qui c’est quand même ». C’était Rilès qui l’appelait « Mec t’es où ? On est prêt, on est sur scène la qu’est ce que tu fabriques ?!!!! ». Ni une ni deux, il saute de la table pour sprinter vers la Sonic Stage ! Effectivement c’était la fin du concert de Lorenzo, on avait juste pas vu le temps passer. Et finalement il n’a pas eu le temps de faire ses échauffements habituels avant le show, juste le temps d’enfiler sa tenue qui était la même pour tous les danseurs. J’ai assisté au concert tout en vérifiant chacune de ses réceptions de saut pour voir si tout se passait bien. Tout s’est très bien passé, et il est quand même revenu me voir après le concert pour des étirements avant de quitter Briouze. 

On se dédie à un projet un peu fou, mais quoi qu’il se passe il y aura toujours quelqu’un ou quelque chose pour que tout s’arrange

Ghislain : Je sais pas si je peux élire un souvenir parmi tous ceux que j’ai, les rencontres, les amitiés qui s’y créent. Il y en a quand même un qui me fait beaucoup rire. C’était pendant le concert de Dionysos en 2019. Je me fais piquer mon verre dans la foule par une jeune femme et après une course poursuite assez gênante, je me fais interrompre par un pote. Il me prends par l’épaule, on se fait la bise (je sais, je sais, mais à l’époque c’était encore autorisé), on va boire un coup et toute la frustration s’en va. C’est anecdotique, mais ça représente bien ce qu’est ce festival pour moi. On laisse tout de côté le temps d’un weekend (ou de plusieurs semaines pour les bénévoles qui ont beaucoup à faire). On se dédie à un projet un peu fou, mais quoi qu’il se passe il y aura toujours quelqu’un ou quelque chose pour que tout s’arrange.

 

Loewen / S.Dufresne


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