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Publié le 27 juillet 2020

Portrait #13 – Cot et John

Parce que nous ne pouvons pas fêter ensemble les 25 ans d’Art Sonic cette année, nous souhaitions vous présenter l’organisation du festival à travers le portrait de différents acteurs. Embarquez dans les coulisses et rencontrez au fil des jours ces inconnus du grand public sans qui le festival ne serait rien !

 

David Launay dit Cot pour les intimes – Responsable merchandising

Jérôme Collin – aka John Collins – responsable restauration festivaliers

 

Depuis quand es-tu sur le festival et quelles sont tes missions ?

Cot : Je suis bénévole d’Art Sonic depuis sa deuxième édition en 1997. J’ai d’abord servi au bar, puis à partir de 2000 je suis devenu le premier runner (navette artistes) du festival. J’ai fait ça quelques années, puis retour au bar jusqu’en 2009 où j’ai quitté l’association pendant 6 ans. Je suis revenu en 2015 pour être bénévole au merchandising.

Nous y vendons t-shirts, sweats, casquettes et goodies à l’effigie d’Art Sonic. Nous sommes une petite équipe de 5 bénévoles, et notre stand est situé généralement à l’entrée du festival. Chaque année le jeudi, nous commençons par l’inventaire de la marchandise reçue. Ensuite jusqu’à l’ouverture du vendredi soir, on aménage le stand et on retape le matériel si besoin, les présentoirs… On expose les mannequins, les affiches, les tarifs, on organise les binômes, les horaires de chacun, puis on y stocke la marchandise avant l’ouverture du site au festivaliers.

Le merch est une vitrine du festival. On s’y rend rituellement chaque année pour y découvrir les nouveaux visuels, comme on découvre un nouveau millésime.

Au merch, on croise beaucoup de monde : festivaliers, bénévoles, artistes, techniciens, partenaires, et on y parle exclusivement chiffon ! Le merch est une vitrine du festival. Un aspect sympa, c’est qu’on s’y rend rituellement chaque année pour y découvrir les nouveaux visuels, comme on découvre un nouveau millésime. Et le succès est toujours au rendez-vous, il ne reste quasiment plus rien chaque année !

 

John :  Je suis bénévole Art Sonic depuis 1999. J’ai débuté l’année du festival numéro 4, le premier en dehors du bourg de Briouze, si mes souvenirs sont bons. Il était situé plus précisément à St André de Briouze avec, en programmation, les Kargols, les Wampas et les No More Jordy.

C’était l’époque, où la scène indépendante était un peu plus présente que maintenant dans le paysage musical français. Étant moi-même musicien, je trouvais (et je trouve encore !) qu’il était important de participer à l’organisation d’un festival permettant de développer la culture musicale dans notre département. Alors j’ai décidé de m’investir. À mes débuts, on m’a affecté au parking/camping. Ils constituaient un seul et même endroit à cette époque.

Ce festival est important pour la petite ville de Briouze. Il permet de garder le contact entre plusieurs générations. Dans notre équipe, nous avons des bénévoles âgés de 18 à 75 ans.

Avec des amis de l’OCB Football, et les « amis d’amis qui connaissaient des bénévoles », c’est, au final, tout un petit groupe de l’équipe sportive briouzaine qui s’est retrouvée bénévole Art Sonic. Depuis désormais plus de dix ans, je suis au poste de la restauration pour les festivaliers. L’ensemble de la restauration est gérée par les bénévoles d’Art Sonic. Nous ne faisons pas appel à des prestataires extérieurs. C’est plus de travail mais aussi plus de bénéfices pour l’association, et cela nous permet de proposer des produits locaux de qualité et des tarifs accessibles.

Nous sommes une équipe d’une cinquantaine de personnes, avec un super état d’esprit, dynamiques, et motivés. C’est cette joie de partager, que nous transmettons à nos festivaliers affamés, qui nous permet de prendre un réel plaisir sur les quelques jours du festival. À savoir en amont, pour la préparation, lors des deux jours de rush, pour les festivités, et pour les derniers jours, au moment du démontage, et enfin, LE dimanche soir tant attendu (soirée bénévoles). Ce festival est important pour la petite ville de Briouze. Il permet de garder le contact entre plusieurs générations. Dans notre équipe, nous avons des bénévoles âgés de 18 à 75 ans.

Cela créé un véritable lien entre les différentes tranches d’âges de la population briouzaine, et permet d’avoir une identité forte et un réel dynamisme dans notre belle ville. Nous sommes plusieurs à ne plus habiter la région, et pourtant, nous continuons à nous retrouver, annuellement, pour participer, toujours bénévolement et avec une grande joie à cet évènement.

 

As tu un souvenir particulier, un concert, une anecdote sur le festival ?

Les potes de la région avaient fait le déplacement, et chacun arborait ses plus belles docs ou son plus beau Fred Perry

Cot : J’ai beaucoup de souvenirs dans ce festival. D’abord en tant que festivalier la première année, où j’ai éprouvé mon premier slam pendant le concert des Ludwig. C’était en 1996. Je n’ai pas renouvelé l’expérience depuis ! Aussi j’ai pris un verre en 1998 avec Schultz, chanteur de Parabellum, au bistrot à côté du festival, juste avant leur prestation. J’étais un gamin, je ne pipais pas un mot, je l’écoutais. Je garde l’expérience sur mon CV.

En 2000 j’ai chanté un morceau punk rock sur scène. J’étais bénévole, mais aussi invité du groupe local « Quartier Libre ». J’ai fait mon gros malin pendant 2minutes 10, et je suis reparti reprendre ma place au « run ». En 2003, j’y ai joué avec mon groupe de rock sur la scène B en ouverture. Nous étions cette année-là le groupe local. J’ai dû m’absenter trois fois aux WC avant… mais on s’est bien marré.

Autre grand souvenir d’ancien combattant : « La Souris Déglinguée » en 2006. Bien-sûr les potes de la région avaient fait le déplacement, et chacun arborait ses plus belles docs ou son plus beau Fred Perry. J’étais runner, mais j’ai eu la chance de voir le concert en entier. Grosse pression… Et puis plus récemment les vingt ans de l’asso bien-sûr. Les potes, l’amitié, la musique. Une grande fête. Enfin dernier grand souvenir, le concert des « Ejectés » en 2002… Non j’plaisante.

John : Pour moi, le festival le plus marquant restera celui de 2008. L’année précédente avait été un peu compliquée : le nombre de festivaliers avait été en berne et une météo digne d’un bon mois de novembre irlandais avait perduré tout le week-end. Cette treizième édition était donc un peu particulière. 2007 était-elle simplement un « accident de parcours » ou fallait-il envisager une tendance décroissante des participations aux festivals de province ? L’inquiétude était là…

Nous vieillissons tous en même temps que le festival et nous regardons avec une certaine nostalgie et non sans fierté le chemin parcouru.

Finalement, cette treizième édition s’est très bien déroulée. Le public a répondu présent, dans une formidable ambiance, et nous avons vite compris que nous étions repartis pour un cycle véritablement positif. J’en garde un merveilleux souvenir. En plus de 20 éditions de bénévolat, nous avons des tonnes d’anecdotes, des incidents (pannes de friteuse, pannes électriques) aux rencontres (entre bénévoles et festivaliers), des mises en place de plans (B, C, voir D, dans l’urgence, au dernier moment) aux conditions climatiques défavorables…mais toujours, toujours…un formidable état d’esprit.

La prochaine édition sera la 25ème.

Nous vieillissons tous en même temps que le festival et nous regardons avec une certaine nostalgie et non sans fierté le chemin parcouru. La scène musicale a un peu évolué en 20 ans, on ne peut le nier. Nous trouvons moins de groupes indépendants, la musique est un peu plus électro. Malgré cela, Art Sonic a su garder ses valeurs intrinsèques au fil du temps. C’est probablement ce qui en fait un festival véritablement différent des autres.

V. Lefoyer / S. Dufresne / Loewen


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