Menu

Publié le 13 juillet 2020

Portrait #1 – Pato et Benoit

Parce que nous ne pouvons pas fêter ensemble les 25 ans d’Art Sonic cette année, nous souhaitions vous présenter l’organisation du festival à travers le portrait de différents acteurs. Embarquez dans les coulisses et rencontrez au fil des jours ces inconnus du grand public sans qui le festival ne serait rien !

 

Arnaud Louveau – « Pato » pour les intimes – Président

Benoit Loret – aka « Captain Dobey » – Programmateur

 

Depuis quand es-tu bénévole et quelles sont tes missions sur le festival ?

Pato : J’ai participé en tant que festivalier au premier festival sous les halles en 1996. J’ai rejoint dès l’année suivante l’équipe bénévole. J’étais à l’accueil des artistes / catering / backstage, mais aussi sur la logistique. Puis j’ai intégré rapidement le conseil d’administration en 1998. Je m’investissais beaucoup, avec l’envie de faire évoluer notre festival. On partait d’un accueil où tout le monde mangeait dans la même gamelle pour finir avec trois restaurants : bénévoles, vip et artistes. Je gérais aussi la resto public, les bars, et pleins d’autres structures logistiques en appui.

Art Sonic c’est un peu ma maison, mon entreprise, je vis Art Sonic, cela fait partie intégrante de ma vie.

En septembre 2005, j’en ai eu assez d’être depuis 8 ans en charge du backstage et de la resto. J’ai donc repris en 2006 la logistique tout en occupant le pose de vice-président. Puis 2007 arriva et la grosse chute de fréquentation que le festival a connu, et je me suis porté volontaire pour prendre le poste de Président dès la rentrée de septembre. Ça n’était pas simple de prendre la relève suite à un tel échec, il fallait que je prouve à tous que j’étais capable de tenir la barre. Mais j’avais l’appui des bénévoles et de notre nouveau salarié qui a été embauché cette année là.

Il a fallu mener une politique budgétaire différente avec des choix restrictifs. Ensuite en 2010, j’ai défendu le projet du retour dans le bourg de Briouze. Ça n’a pas était simple non plus ! Beaucoup de stress, de temps passé, de discussions, de prises de tête. Mais ça valait le coup ! Nous en sommes là en 2020, les 25 ans auraient dû être une consécration pour moi, mais le destin en a décidé autrement. Tout cela me rend un peu nostalgique, je vais écrire mes mémoires !

Je suis un référent de notre association, on peut m’aborder facilement.

Le rôle de président a évolué au cours des années. Et oui, j’en suis déjà à ma treizième année de présidence ! Mon job consiste à coordonner, à maintenir la bonne cohésion de l’équipe. En commençant par le conseil d’administration, nos salariés, nos 500 bénévoles. Même si Romain, notre responsable bénévoles, fait super bien son travail, je suis aussi un relais pour toutes les demandes, interrogations, suggestions de nos différentes équipes. Je suis un référent de notre association, on peut m’aborder facilement pour un souhait d’évolution d’équipe, un projet ou des plaintes. Je suis aussi en charge des bonnes relations avec les institutions publiques et privés.

J’ai aussi le devoir de faire respecter les règles de travail pour nos salariés ainsi que pour nos intermittents. Mickael, notre trésorier, m’aide énormément sur ces aspects techniques et administratifs, tout comme sur le dossier de sécurité. J’ai la responsabilité de la sécurité de notre public ainsi que de nos bénévoles présents sur notre site, ainsi que des les règles sanitaires. Il faut savoir que par jour nous rassemblons près de 13 000 personnes (orga + festivaliers + artistes + invités). Ce qui m’amène parfois à gérer certains problèmes qui peuvent survenir, que ce soit pour un souci au bar ou au parking. Tout cela génère chez moi un certain stress que je maîtrise de plus en plus avec l’âge. En tous les cas, pendant le weekend car je suis hyper bien entouré ! Que ce soit de la part du bureau comme de toutes les équipes bénévoles.

Ce qui est le plus important, c’est de maintenir une cohésion saine, d’affronter la réalité budgétaire de notre machine de guerre et de rester optimiste malgré toutes les contraintes liées à l’organisation d’un si gros projet. Art Sonic c’est un peu ma maison, mon entreprise, je vis Art Sonic, cela fait partie intégrante de ma vie.

En même temps je co-redigais un fanzine punk rock et co-animais une émission sur la radio 666 d‘Hérouville-Saint-Clair.

Benoit : Je suis bénévole depuis 1995 étant cofondateur de l’association Art Sonic et de son festival qui verra le jour en mai 1996. Je suis depuis ce jour programmateur et directeur artistique du festival. J’ai fait mes premières armes dans cette fonction sur le festival Festi Rock organisé à l’époque par des amis à Couterne. Je devais sur mon premier festival m’occuper de l’accueil des artistes, et au final je me suis retrouvé régisseur plateau. J’ai vraiment kiffer ce job. En même temps je co-redigais un fanzine punk rock et co-animais une émission sur la radio 666 d’Hérouville-Saint-Clair.

Je faisais aussi un peu de son avec un groupe de Briouze , les Dead Nets. C’est aussi grâce à eux si Art Sonic existe aujourd’hui, c’est lors de nos dates et de nos soirées qu’on s’est mis à rêver à ce festival. J’avais donc déjà un petit pied dans le milieu de la musique. Maintenant je m’occupe de toute la partie technique, scènes, son, light et de l’accueil artistique, et tout cela grâce et avec des tueurs de bénévoles et de techniciens !

 

As tu un souvenir particulier, un concert, une anecdote sur le festival ?

Au final le public venu pour Olivia Ruiz avait aussi découvert un collectif punk.

Pato : Je me souviens qu’en 2010, nous avions fait venir Olivia Ruiz afin d’ouvrir notre festival à un public plus large, plus familial. Cette année là, le Bal des Enragés jouait le même soir. Au final le public venu pour Olivia Ruiz avait aussi découvert un collectif punk, comme quoi ! D’ailleurs pour l’anecdote, j’avais du recevoir le commandant de la gendarmerie le samedi matin pour un debrief de la soirée au saut du lit en peignoir ! Sinon moi ce que j’apprécie c’est le dimanche soir lors de notre soirée bénévoles où nous pouvons nous retrouver, souffler et nous lâcher ! C’est dans ces moments là que tu t’aperçois du travail qui a été abattu depuis 3 semaines et dans l’année, et qu’une nouvelle fois nous avons réussi notre festival. Avec la fierté d’être depuis 5 ans complet.

Benoit : J’ai longtemps couru après Bloody Beetroots (Art Sonic 2015), j’ai vraiment eu les poils lors de son show ! Il est venu en DJ set et je ne désespère pas de les refaire revenir en version live. Après, j’ai tellement de beaux souvenirs sur ce festival, et tellement de fierté d’avoir fait venir a Briouze de très bons artistes, qu’on pourrait les évoquer tous. J’ajouterais Gogol Bordello, Mass Hysteria, Stupeflip, Shaka Ponk ou Lilly Wood and the Prick.

 

S. Dufresne

 

 


Since 1996

Pro - Presse - Partenaires - mentions légales - confidentialité - © La Confiserie